Notre expertise dans les industries de processus


Réinventer les modèles industriels ou les rendre plus performants

Ciment, chimie et pétrochimie, plastiques, papier, agroalimentaire, équipement industriel, mécanique, équipement automobile...les principaux secteurs dans lesquels nous intervenons sont variés et vastes, mais ils possèdent de nombreuses caractéristiques communes. Quelles sont-elles?

 

La plupart de ces domaines économiques sont fortement consommateurs en investissements et en matières premières ; ils sont plutôt cycliques et orientés en général vers le commerce interentreprises (B-to-B) ; enfin, après avoir été considérés comme assez mûrs et, somme toute, peu évolutifs, ils sont affectés à leur tour par de profondes révolutions, dans leurs technologies et leurs produits.

 

L'industrie revient à la mode car elle a tendance à se relocaliser au plus près de ses marchés finaux. Les pouvoirs publics y identifient un grand intérêt pour l'emploi et la valeur ajoutée locale, les chaînes industrielles étant souvent complexes et fortement ramifiées et impliquant de nombreux fournisseurs et clients. Les universités s'associent de plus en plus aux entreprises dans des programmes communs de R&D.

 

Tous les secteurs industriels, des plus traditionnels aux plus avancés, commencent à être concernés par les transformations technologiques sur leurs processus (Industrie 4.0, Internet des objets, fabrication additive...), sur leurs produits et sur leur relation-client (digitalisation, intelligence artificielle, chatbots...). Les services offrent parfois un relais de croissance insoupçonné, encore à exploiter. L'expansion géographique, bien planifiée, peut être profitable et offre donc de nouveaux territoires à conquérir.

 

Cependant, de nombreuses questions se posent aux industriels lorsqu'il s'agit de mettre en pratique ces changements : quelles adaptations à l'industrie 4.0 mettre en priorité 1 dans le programme du P-DG ? Comment transformer ses canaux de vente ? Quels nouveaux services identifier et déployer ? Dans quels pays s'implanter, à l'heure où la mondialisation est peut-être moins "heureuse" qu'il y a vingt ans et la concurrence souvent plus intense, y compris de la part d'acteurs locaux  ? etc. Puisque leurs investissements ont tendance à être plus importants que dans d'autres domaines, les entreprises industrielles que nous accompagnons doivent prêter d'autant plus d'attention à ces interrogations avant de s'engager. 

 

Enfin, elles doivent bien entendu y répondre à l'aune des bouleversements spécifiques à leurs marchés. Ainsi, les cimentiers doivent sans cesse innover pour rester attractifs dans la construction vis-à-vis par exemple, de l'acier et du bois. De nouvelles recettes de ciment et de béton sont donc régulièrement introduites sur le marché, comme celles conçues pour alléger les bâtiments ou résister au froid extrême. Pour les chimistes et les pétrochimistes, la prise en compte d'intrants verts ou recyclés ("chimie verte") devient une question essentielle. Mais l'innovation, et donc l'introduction de nouveaux produits, ne doit pas se faire au détriment de l'efficacité industrielle qui, elle, réclame généralement des batchs importants. Les papetiers, confrontés à la concurrence des supports digitaux, sont constamment à la recherche de nouvelles niches de marché. Les équipementiers industriels doivent accentuer leurs investissements dans la R&D et veiller à la protection de leur capital intellectuel sur certains marchés étrangers. Les équipementiers automobiles, tout en inventant des chaînes logistiques toujours plus performantes pour les constructeurs, se questionnent sur l'effet de la motorisation électrique et de la conduite assistée sur leurs propres lignes de produits. Des compétences particulières sont développées par eux dans le rachat de jeunes pousses à travers le monde, aptitude indispensable pour survivre dans un contexte accéléré d'évolution technologique.